Après les constructeurs japonais,
coréens et bientôt indiens, les groupes automobiles chinois arrivent en France.
D'anciens concessionnaires du réseau français MG-Rover ont annoncé hier qu'ils
vont proposer à la vente le «4 x 4 low cost» Landwind de Jiangling. Son arrivée
en France est prévue cet automne lors du Mondial de l'automobile de Paris.
L'offensive française de Landwind a commencé discrètement à Francfort
lors du Salon automobile organisé en septembre dernier. Ce grand show allemand
marque l'arrivée des constructeurs chinois en Europe. Une poignée
d'ex-concessionnaires MG-Rover, menée par Elisabeth Young, ancienne directrice
administrative et financière de MG-Rover France, et Michel Falvo, saisissent
l'occasion.Un prix entre 15 500 et 20 000 euros.
Ils rencontrent Peter
Bijvelds, importateur européen de la Landwind fabriquée par le chinois Jiangling
Motors Corporation. Après quelques mois de négociations, l'affaire est conclue
fin décembre. Elisabeth Young devient présidente d'Asie Auto. La société
importera cinq versions du «4 x 4» chinois. Michel Falvo, qui représente le
réseau de distributeurs MG-Rover, prend le poste de directeur général. Leur
mission est simple : convaincre la grande majorité des 120 ex-concessionnaires
des deux marques britanniques à la recherche de nouvelles marques de les suivre
dans l'aventure. «De leur adhésion au projet dépendra le nombre de voitures que
nous pourrons vendre chaque année», explique Elisabeth Young, qui estime que le
chiffre de 2 500 unités par an avancé par Peter Bijvelds, le précurseur de la
marque en Europe, est accessible. En Allemagne et en Hollande, 1 500 exemplaires
ont été écoulés en quelques mois.
«Le prix variera entre 15 500 euros et
20 000 euros pour la version Diesel Luxe très équipée, explique Elisabeth Young.
Nous allons attirer une clientèle qui ne peut acheter de 4 x 4 neufs.» Les
moteurs sont d'origine Mitsubishi pour les versions essence et Isuzu (dont une
version équipe la Renault Vel Satis) pour le diesel. La version qui sera vendue
en France sera différente de celle vue à Francfort. Tout irait pour le mieux si
un «crash test» effectué par l'organisme allemand Adac n'avait haché menu la
réputation de solidité du Landwind. «Le constructeur chinois n'a jamais pu
obtenir les détails du test, se défend la présidente d'Asie Auto, Sur le nouveau
modèle, le châssis a été amélioré, la sécurité renforcée. Nous ne vendrons pas
un modèle qui n'aura pas reçu son homologation.»
Il faut donc attendre
et juger sur pièces, mais a priori le Landwind ne sera qu'une première étape car
l'importateur Asie Auto a engagé des négociations pour vendre d'autres marques
chinoises en France.
Source: le figaro